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Appui aux dynamiques des territoires ruraux en Méditerranée

Appui aux dynamiques de développement des territoires ruraux en Méditerranée (France - Egypte - Maroc - Tunisie)


 Partenaires :

  • IAMM (Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier)
  • l’Agence Française de Développement
  • La Région PACA
  • Le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire – France
  • IRESA (Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles – Tunisie)
  • Le Ministère de la Coopération et du Développement International de Tunisie
  • IRA Médenine (Institut des Régions Arides)
  • CRDRS (Center for Rural Development Researches & Studies – Faculty of Agriculture – Cairo)
  • Ministry of Agriculture and Land Reclamation
  • Ministère de l’Intérieur
  • Direction Générale des Collectivités Locales – Maroc.

Durée du Projet : Du 01/02/11 au 22/04/13

Zones d'intervention :  Maroc, Egypte, Tunisie, France

Bénéficiaires : Les acteurs de développement des territoires ruraux méditerranéens identifiés et leurs communautés.


Contexte du projet

Au sud de la Méditerranée, l’urbanisation et la littoralisation s'intensifient avec le risque d'un gonflement non maîtrisé des villes. Alors que les espaces ruraux concentrent encore une population importante, ils continuent à se paupériser et constituent des lieux d'instabilité sociale et de départ de migrants vers les villes ou hors des frontières.

Au nord, où une tendance au repeuplement des zones rurales s'amorce lentement, les évolutions démographiques s'accompagnent d'une forte réduction du poids de l'agriculture, d'un redéploiement des activités économiques, d'une transformation de la structure sociale des espaces ruraux et de la montée de nouvelles exigences en matière d'environnement et de qualité de vie.

Si la situation des espaces ruraux apparaît très contrastée entre le nord et le sud de la Méditerranée, un ensemble de déterminants communs existe pourtant, qui confirme la pertinence d'une approche territoriale du développement rural sur cet espace. Ce projet se base donc sur les questions :

  • De l’avenir de l’agriculture.
  • Du rôle croissant de la gouvernance locale.
  • De la relocalisation de l’économie.
  • De la montée des périls environnementaux.
  • De l’articulation entre le rural et l’urbain.
  • De la cohésion territoriale et des migrations.
  • De la complexité de la situation foncière

Le projet s’appuie sur l’idée que les territoires ruraux méditerranéens se trouvent confrontés à un ensemble d’évolutions et de contraintes qui ne peuvent que s’amplifier dans les prochaines années. Il existe en Méditerranée une communauté de problématiques, d'enjeux, de valeurs et d’intérêts. Il s’agit, au travers de ce projet, de promouvoir une vision méditerranéenne du développement des territoires ruraux, où chaque pays et chaque territoire puisse apprendre des autres et apporter aux autres.

Le projet concerne les territoires ruraux compris au sens large, c’est-à-dire dans toutes leurs composantes de développement (économiques, humaines, culturelles…) et porte plus précisément sur les dynamiques novatrices de développement expérimentées ou mises en œuvre dans ces territoires. L’analyse se fait ainsi sous l’angle de l’innovation dont les territoires ruraux et leurs acteurs sont porteurs aujourd’hui, dans un contexte de grands changements (mondialisation, réchauffement climatique, urbanisation, migrations, etc.).

Objectifs

Sa finalité étant de fournir un référentiel commun et d'induire une meilleure appropriation collective et une meilleure défense des intérêts de cette région, le projet a pour objectif de mettre à disposition des acteurs impliqués dans la définition et la mise en œuvre des politiques et des projets de développement des territoires ruraux (collectivités locales, acteurs locaux, services déconcentrés de l'État, ONG, prestataires) des outils conceptuels et méthodologiques et de leur fournir les connaissances nécessaires pour améliorer la pertinence de leurs réflexions et renforcer l'efficience des actions mises en œuvre.

Il s'agit en particulier :

  • de créer, renforcer consolider les capacités d'observation, d'analyse, de capitalisation et d’information, à travers un dispositif régional d'échange d'expériences et de capitalisation.
  • d'appuyer, à partir des enseignements tirés de ces travaux, les acteurs impliquées dans le développement des territoires à travers des actions de formation, de recherche, de conseil et d'expertise, ainsi que des actions expérimentales grandeur nature.

Le projet couvre, autour du réseau animé en France par l’IAMM, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte.

Activités réalisées 

Les activités menées par Targa dans le cadre de ce projet se sont focalisées sur des territoires caractérisés par leur fragilité et leur vulnérabilité. Les deux territoires d’étude retenus sont:

Le Parc Naturel de Bouhachem (PNB) dans le nord du Maroc

La vallée de l’Ouneine dans le Haut Atlas

La première phase du projet a porté principalement sur l’identification d’initiatives dites « innovantes » dans ces territoires ainsi qu’à leur documentation. Sur une dizaine d’actions identifiées, deux ont été sélectionnées : l’éco musée de Tifraouen (commune rurale Laghdir, Province de Chefchaouen) et la gestion communautaire concertée autour d’une ressource naturelle en voie d’extinction « le thym » (commune rurale Ouneine, province de Taroudant).

Afin de documenter et de présenter les initiatives innovantes identifiées des fiches projets et des récits d’acteurs ont été produits et mis en ligne sur le site du projet.

Parallèlement à ce volet du projet, des échanges d’expériences, de pratiques et la mise en réseau entre les pays participants ont eu lieu dans le cadre des séminaires et tables rondes organisés périodiquement, tous les trois mois, regroupant des experts de plusieurs pays. Le but étant de créer un espace d’échange d’expériences et de pratiques autour de thèmes tels que : la décentralisation, l’éco construction ou encore les organisations et syndicats agricoles.

L’appui aux deux initiatives retenues a consisté en :

La mise en fonction du musée selon les normes standards des musées. Cet appui s’est fait en étroite collaboration avec la commune, la population ainsi qu’avec l’intervention de la conservatrice du musée ethnographique de Chefchaouen.

La recherche d’une solution concrète pour exploiter « convenablement » les ressources de la vallée de l’Ouneine. Une médiation et une réflexion autour d’un mode de gestion durable des PAM de la vallée ont été menées en concertation avec les différents acteurs concernés et les services du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts afin de définir un accord de principe sur la bonne gestion de la ressource naturelle. Un appui technique pour définir une méthode adaptée de gestion de la ressource naturelle a consisté en l’évaluation de la ressource et la réalisation de test de valorisation (séchage et distillation), l’appui à la constitution d’un cadre d’organisation des exploitants (coopérative) pour la bonne gestion et valorisation locale des PAM de la vallée.

Documents produits

  • Fiches projets
  • Récits d’acteurs
  • Document de capitalisation sur l’écomusée de Laghdir
  • Film documentaire sur l’initiative de la gestion du thym à l’Ouneine
  • Film documentaire sur la mise en place de l’écomusée de Laghdir
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Dernière modification le jeudi, 21 décembre 2017 14:27